Témoignages

Backpacker en Australie : Partie 1

Pour notre tour de l’Australie, nous n’échappons pas à la règle des voyageurs au long cours : il faut se trouver un emploi afin de financer notre road trip. En effet, l’Australie est un pays cher et le meilleur moyen pour nous de continuer notre tour du monde sereinement est de travailler sur place…

Heureusement, il existe un visa prévu pour cela : le Working holiday Visa. Avoir moins de trente ans révolus est la principale condition pour prétendre au Working Holiday Visa. Ouvert aux ressortissants de plusieurs pays dont la France, facilement accessible sur internet (le formulaire est en anglais mais vous pourrez en trouver facilement des traductions sur le net) et peu onéreux (environ 250$AU), ce visa donne le droit à son détenteur de voyager et travailler « librement » en Australie durant un an (renouvelable une fois sous certaines conditions).

À l’obtention de la certification, (vous recevrez un mail dans les heures qui suivront votre enregistrement) vous disposez d’un an pour passer la douane, puis encore d’un an pour circuler sur le sol australien. Au passage de douane, rien de particulier : tout est informatisé et vous n’aurez rien de plus qu’un tampon sur votre passeport avec votre date d’entrée sur le territoire. Ainsi, chaque jour des centaines de jeunes, alors séduits par cette formule, font leur entrée en Australie, encombrés de seulement quelques bagages. Le terme de backpacker s’est alors imposé de lui-même pour qualifier ce défilé quotidien de « voyageur au sac-à-dos ».

Une fois le poste de douane franchi, nous suivons à peu près tous le même parcours. Seul ou en groupe, le backpacker commence généralement par séjourner quelques jours en ville, dans l’un des hôtels dédiés, aussi appelés backpacks. C’est de là qu’il s’occupe des différentes formalités administratives et c’est aussi l’adresse de cette auberge qu’il donnera aux différents organismes (RTA pour l’enregistrement d’un véhicule, Gouvernement pour recevoir son « tax number »…). Comme tout le monde, il nous a donc fallu, dès notre arrivée à Sydney, nous lancer dans les différentes démarches permettant de mener à bien notre projet. Les choses ne sont pas forcement très compliquées, mais pour économiser du temps et de l’argent (la vie en ville est très chère pour un jeune voyageur), elles demandent un minimum d’organisation.

Premièrement, pour toutes les formalités, il vous faut une adresse postale et un numéro de téléphone. Pour le domicile, l’adresse de votre hôtel fait l’affaire. Et pour le téléphone, il existe beaucoup d’opérateurs et d’offres différentes selon les besoins de chacun. Pour les voyageurs, les formules prépayées que l’on recharge soi même restent les plus pratiques (comptez 30$ par mois pour avoir les appels locaux et internationaux + internet qui deviendra indispensable pour la recherche d’emploi et autres…)
Nous vous conseillons aussi de vous enregistrer sur le site du gouvernement Australien dès le premier jour, afin de récupérer votre tax number au plus vite. Effectivement, ce précieux sésame qui vous permettra de travailler n’arrivera par la poste que sous 15 jours en moyenne. Vous n’êtes pas obligé de rester 15 jours dans votre hôtel mais il faudra tout de même prévoir de revenir chercher votre courrier. Si vous êtes pressé par le temps et devez quitter la ville, vous pourrez toujours l’obtenir par téléphone mais le délai est le même. Le tax number correspond plus ou moins à un numéro fiscal en France, il est unique et vous sera demandé par chaque employeur pour qui vous travaillerez. C’est aussi lui qui vous permettra de récupérer votre « tax back » lorsque que vous quitterez le territoire (on vous développera ce point plus tard, après avoir expérimenté la chose).

Une fois cette action menée à bien, la deuxième étape sera d’ouvrir un compte bancaire. Avoir un compte avec une carte de crédit australienne vous permettra d’une part de percevoir vos salaires mais aussi d’éviter les frais bancaires que vous facture votre banque française à chaque retrait ! De plus, dans la plupart des banques, l’ouverture et la clôture du compte sont gratuits, donc aucunes raisons de ne pas en profiter. L’information reste à confirmer bien sûr, selon la banque que choisirez. Pour ouvrir un compte, on vous demandera une adresse, un numéro de téléphone, un dépôt d’un minimum de cash (pour nous 200$) et bien sûr votre passeport. Ensuite il faudra compter entre 3 et 5 jours pour recevoir votre carte bancaire. La carte arrivera par défaut, dans l’agence où vous aurez ouvert votre compte. Là encore si vous êtes pressé et devez prendre la route, vous pouvez vous la faire envoyer dans n’importe quelle autre agence du pays.

Vous avez choisi comme nous l’indépendance et vous cherchez à acquérir un véhicule (que vous revendrez avant votre départ). Vous allez donc devoir faire un choix entre l’acheter auprès d’un particulier ou auprès d’un garage. Afin de prévoir votre budget, n’hésitez pas à consulter le marché en vous connectant sur divers sites de ventes de particuliers. Vous constaterez qu’il y a une multitude de véhicules en vente, les prix varient selon l’état et l’age, mais d’une façon générale vous risquez d’être étonnés car ils ont toujours énormément de kilomètres au compteur (beaucoup passent la barre des 300 000…).
Il faut savoir que les véhicules doivent passer avec succès leur pink slip (équivalent du contrôle technique) avant chaque vente. Les vans, breaks ou 4X4, passant de backpackers en backpackers, sont donc normalement toujours régulièrement entretenus en Australie. Pour la petite histoire, ne cherchez pas de feuillet rose, cela fait longtemps que les rapports du contrôle technique ne sont plus imprimés sur du papier rose, mais le terme est entre temps passé dans le langage courant. Dans tout les cas, n’achetez pas de véhicule sans pink slip, car, sans celui ci, vous n’obtiendrez pas de Rego (diminutif de Registration, équivalent à une carte grise).

La suite au prochain article : Backpacker en Australie – Partie 2

Morgane & JB

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